Rencontres

[Auteur] Angeline SIRBA

Pourriez-vous définir la lectrice et la romancière que vous êtes ?

Je suis une lectrice plutôt irrégulière. Beaucoup de livres m’attendent dans ma bibliothèque ou ma liseuse mais il y a des périodes ou j’ai du mal à me mettre à lire, comme en ce moment. En fait, ça correspond aux périodes où je suis plongé dans mes projets et en fait… je suis toujours plongée dans un ou plusieurs projets à la fois. Ces jours-ci, c’est le lancement de www.livrenpromo.com, un site ou éditeurs, auteurs et même lecteurs peuvent référencer les meilleures promos numériques en cours pour les rassembler en un seul et même endroit (trop pratique pour les lecteurs !). Dans ces périodes intenses, j’ai du mal à décrocher de ces projets qui m’animent profondément. Dans ces cas, il y a peu de moment où ma tête est tournée vers la lecture.

En ce qui concerne l’écriture, difficile de décrire la romancière que je suis. A ce jour, je n’ai publié qu’un seul roman. Je pense cependant pouvoir dire que je suis nouvellement passionnée par le fait de raconter des histoires. Ça me transporte, me rends rêveuse et dès la première ligne, j’ai hâte de savoir si je vais réussir à transporter mes futurs lecteurs grâce à ces petits mots mis bout à bout…

Comment est né Emmett dans votre esprit ? D’où vous vient cet univers ?

Difficile à dire avec certitude car l’idée première remonte à 2012… Tout ce que je me rappelle, c’est que c’était après avoir regardé les films Twilight. Ça m’avait émerveillée et je me suis dit que moi aussi, j’avais envie d’écrire quelque chose d’aussi extraordinaire qui réussirait à faire voyager ceux qui le liraient ! Quatre ans plus tard, je m’y suis mis pour de bon, j’étais prête. Et Emmett Llewelyn est né.

Pourtant au début, je n’avais qu’une bribe d’idée. Je ne savais pas que mon esprit créerait de toutes pièces un univers entier. Rien n’était vraiment prémédité. Quand j’écris, je suis incapable de suivre un plan. J’ai les grandes lignes et ensuite, ça va tout seul. D’ailleurs, c’est pour ça que je suis parvenue à terminer ce pavé de 670 pages. Je suis quelqu’un qui me lasse très vite et si je suis un plan prédéfini, s’il ne me reste plus qu’à coucher sur le papier une histoire que je connais déjà, je m’ennuis sérieusement. En laissant mon cerveau faire un peu ce que bon lui semble, je découvre l’histoire sur l’écran au fur et à mesure que mes doigts l’écrivent. C’est assez magique !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer, de passer de votre clavier à une véritable publication ?

En fait, j’ai toujours écrit cette histoire dans le but de la publier. Je ne suis pas une auteure qui écrit vraiment pour elle. Ce qui m’anime, c’est d’imaginer l’univers qui est né dans ma tête sur les étagères des lecteurs du monde entier…

Pourquoi avoir choisi l’autoédition ? Que conseilleriez-vous à ceux qui souhaitent suivre votre parcours ?

J’ai une véritable âme d’entrepreneur. C’est pour ça que j’ai toujours 1001 projets en cours – ou presque. Pour moi, écrire le premier tome d’Emmett Llewelyn n’était pas une fin en soi. Je suis passionnée par tout ce qui est digital et je voulais créer une extension à l’histoire. Aujourd’hui, c’est chose faite. Les lecteurs peuvent prolonger la lecture sur www.emmettllewelyn.com où ils peuvent explorer l’histoire et l’univers en dehors de l’intrigue, parler – pour de vrai ! – avec les personnages ou encore lire le Grinforks Times, le journal du Comté des Enchanteurs de Grinforks. Et puis il y avait aussi cette envie de créer la couverture exactement comme je l’imaginais et aujourd’hui, grâce à ma collaboration avec Victoria du blog Mango and Salt qui s’est occupée du graphisme, et de Chrystal Elisabeth, une américaine qui a créé une merveilleuse calligraphie, cette couverture est encore plus extraordinaire que je l’avais rêvée. Et puis Lucile, une correctrice professionnelle incroyable, à travailler un mois entier sur le texte. Pour résumer, je me sentais capable de mener le projet de A à Z et de prendre à ma charge les frais que cela représentait. Aujourd’hui que tout est aussi parfait que possible, je ne suis pas fermée à ce que les droits soient achetés par une maison d’édition tant que nous partageons la même vision autour de l’avenir de cette saga qui m’est très chère.

La seule chose que je pourrais conseiller à ceux qui veulent tenter l’auto-édition, c’est d’être extrêmement rigoureux et sincèrement perfectionniste. Une couverture baclée, une histoire peu travaillée ou des fautes d’orthographe peuvent ruiner un travail colossal en l’espace de quelques commentaires déplaisant sur Amazon. Prudence, donc…

Que ressent-on quand on voit son roman entre les mains de personnes étrangères d’autant que les retours sont très positifs ?

Au début, c’est très étrange ! Quand on a travaillé 18 mois sur un roman et que d’un coup, les lecteurs vous envoient des photos avec votre livre en main, on passe vraiment à une étape supérieure. Il y a aussi la crainte que cela ne plaise pas. De mon côté, j’avais proposé à des bêta-lecteurs que je ne connaissais pas de lire l’histoire avant sa sortie pour recueillir en privé les premiers retours. Quand c’est son propre travail et qu’on a le nez dedans puis si longtemps, il devient impossible de se juger avec objectivité. Les premiers retours enthousiastes m’ont rassuré et j’ai vécu la publication avec un peu plus de sérénité.

La suite d’Emmett Llewelyn est prévue pour 2018… Pour les curieux et impatients que nous sommes, une petite révélation ?

Dans le premier tome, un message codé est dissimulé sur des petits fanions en haut de chaque page (ou tout à la fin pour l’ebook). Si vous le décodez, vous aurez un aperçu de la direction que va prendre le second tome !

 

Enfin, pour vous « écrire c’est… » ?

Ecrire, c’est voyager.

 

 

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