Ecriture

[Insigni] Chapitre 4

Les insignis

J’arrive en haut de la colline et me couche au sol pour pouvoir observer ce qui se passe un peu plus bas. Ce sont eux ! Les insignis. J’aperçois en effet un groupe d’individus, différents des miens mais pourtant si semblables. J’aimerais qu’Emilie soit là pour voir ça : ils ne ressemblent en rien à d’ignobles créatures qui auraient muté !

Ils sont près d’un point d’eau similaire à celui où je me suis nettoyée la veille. Quelques arbres au tronc clair, sur le flan de la colline, me cachent de ceux que j’observe. Tout est calme hormis deux hommes qui semblent se disputer.

  • Je te dis que je l’ai vue en premier ! hurle un homme d’une cinquantaine d’années, bedonnant.

Sa peau est bronzée par le soleil, il a un regard froid et des yeux très noirs qui feraient pâlir les plus courageux. Ses cheveux cuivrés ont des reflets différents selon les mouvements qu’il effectue avec sa tête. De taille moyenne, il est ridicule par rapport à son interlocuteur.

  • Tu veux vraiment jouer à ça avec moi Örg? lui répond l’autre homme.

Il est immense et doit avoir le même âge que l’autre homme. Même mon père, qui est de loin l’homme le plus grand que j’ai vu en Terria, paraitrait petit à côté de lui. Sa peau est noire et il me paraît très charismatique. Ses cheveux sont regroupés en fines tresses serties de perles. Ses bras sont couverts de cicatrices : à en juger par l’épée qui trône à sa ceinture, j’en déduis que c’est un guerrier. Son sourire est carnassier.

Les autres membres du groupe semblent le respecter et « Örg » n’est plus si vindicatif lorsqu’il le voit se lever et s’approcher de lui.

  • Ok t’énerves pas Jaïf si vraiment tu la veux, prends là, elle a l’air faible de toute façon, elle ne tiendra pas dix minutes dans l’arène. murmure Örg.

Je ne comprends pas ce pour quoi ils se disputent jusqu’à ce que je vois un uniforme qui m’est familier. Je reconnais une des filles qui marchait avec moi dans la grande galerie.

Elle n’avait visiblement pas eu la chance de se trouver un abri et est confinée dans une cage qui ne lui permet pas de se tenir debout. Ses pieds et ses mains sont enchaînés aux parois.

C’était donc ça les insignis ? Des tortionnaires qui capturent les nouveaux venus ? Mais pour quoi faire ?

  • Elle se battra, ils le font tous, et puis nous n’avons rien trouvé d’autre aujourd’hui ! Lui répond Jaïf.

La pauvre fille est en pleurs et je ne peux réprimer un haut le cœur rien qu’en imaginant que j’aurais pu être à sa place. J’essaie de trouver une solution pour la tirer de là, mais chacune de mes idées me conduit inévitablement dans la cage avec elle.

Tout à coup, je sens une charge sur le haut de mon corps : une main me saisit fermement l’épaule. Et merde ! Je n’ai pas entendu arriver un des hommes, il a du faire le tour de la colline. Il doit avoir le même âge que les deux autres, mais son regard est terrifiant. Il est petit, épais, ses cheveux sont noir ébène mais son crâne commence à se dégarnir. J’imagine qu’il eut été beau un jour, mais ce n’était visiblement plus le cas.

  • Et bien ma jolie c’est mon jour de chance à moi aussi on dirait !
  • Lâche-moi salopard !

Je tente par tous les moyens de me dégager de son emprise. L’homme est lourd, ventripotent et pèse de tout son poids sur moi. Je le griffe et réussit à la mordre. Ma bouche se remplit de sang. Il ne desserre pourtant pas son étreinte.

Je sens quelque chose de dur dans ma poche et me rappelle la présence du poignard d’Estella. Je m’en saisis et lui plante vigoureusement dans la cuisse. Il lâche un juron que je ne connaissais pas.

  • Tu vas voir espèce de…

Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase et lui assène un coup de poing en plein visage. Je décide de ne pas m’attarder, il faut que je cours. Je glisse le couteau à ma ceinture et m’élance à toute vitesse aussi loin que possible de ces hommes. Mon cœur bat à toute allure. Je sais que mon coup n’a pu que l’étourdir et il sera bientôt à mes trousses.

Malheureusement, nous avions fait beaucoup plus de bruits que je ne le pensais. Sans m’en rendre compte je me trouve face aux deux hommes que j’observais quelques minutes auparavant. Je n’ai pas le temps de réfléchir que je vois m’arriver en plein visage ce qui ressemble à une planche de bois. Le contact de cet objet avec mon crâne fait un bruit dont je me rappellerai toute ma vie. La douleur causée par le choc est abominable. Du sang coule sur mon visage, mes yeux s’embuent.

Non, non, non, pas ça ! Je perds connaissance.

Combien de temps suis-je restée comme ça ? Aucune idée. Je me réveille secouée par les remous de la route. Je commence à retrouver la vue progressivement mais ma tête me fait un mal de chien. J’ouvre les yeux et vois le ciel, coupé de barres de fer.

Je ne suis pas seule : je me tourne et remarque la fille qui était dans la cage. Mais alors ça veut dire… que je suis enfermée moi aussi. Je me redresse d’un coup et ma tête se fait encore plus douloureuse.

  • Tu devrais faire doucement, me dit la jeune inconnue.
  • Comment tu t’appelles ?
  • Maria et toi ?
  • Lou, enchantée.
  • Toi aussi tu viens de Terria, n’est-ce pas ?
  • Oui, on était ensemble dans la galerie. Je me souviens t’avoir vue.

J’essaie de me redresser. Maria me soutient :

  • Tu devrais faire doucement. Tu as pris un sacré choc et ce n’est pas très joli à regarder…
  • Merci du conseil mais j’aimerais voir où on est.

Je me soulève légèrement, aidée de Maria. Nous sommes sur une carriole tirée par un cheval.

J’examine discrètement ma codétenue : elle est grande, potelée ; sa crinière rousse est attaché par un ruban comme ceux que nous avons à Terria. Je crois que j’étais à côté d’elle durant la cérémonie de départ. Je ne l’avais alors pas remarqué mais elle est vraiment jolie. Elle tripote frénétiquement son médaillon, je ne sais si c’est pour se rassurer ou s’il s’agit d’une habitude. Mon examen est interrompu par une voix masculine :

  • Ah ! Elle est réveillée.

Je regarde l’homme qui me parle : c’est le dénommé Jaïf, celui qui m’a envoyée dans les bras de Morphée.

  • Celle-là c’est sûr qu’elle fera une bonne combattante, tu as vu dans quel état elle a mis Frig ! dit Örg en explosant de rire

Ledit Frig me regarde d’un air assassin ; sa jambe est bandée par un tissu. C’est donc lui qui a reçu mon premier coup de couteau. Visiblement, je n’ai fait que l’égratigner. Quelque chose me dit qu’il ne vaut mieux pas que je me retrouve seule avec lui.

  • Où nous emmenez-vous ? questionnais-je mes tortionnaires
  • A la Capitale fillette, me répond leur chef.
  • Pourquoi faire ?
  • Tout dépendra de ton talent, me dit Frig avec un regard qui en dit long sur ses intentions.

Ok, il me faut un plan pour me sortir de là et vite.

  • Il faut que j’aille aux toilettes.
  • Fais-toi dessus ! me répond Örg
  • Nous nous arrêterons ce soir pour passer la nuit, tu feras ce que bon te semble à ce moment-là, me renseigne Jaïf

C’est donc ce soir que je serai libre.

Le reste du trajet se déroule sans trop d’encombres. Disons que je passe la plupart du temps à dormir : j’ai des douleurs insupportables à la tête dès que j’ouvre les yeux ou que je bouge.

A la nuit tombée, nous nous arrêtons. Je vois les trois hommes s’afférer à monter un camp de fortune. Quelque chose me dit que Maria et moi allons passer la nuit en cage, ce qui est toujours mieux que de dormir à côté de l’un d’eux. Örg ramasse du bois pour le feu tandis que Frig monte ce qui ressemble à une tente. J’observe Jaïf du coin de l’œil : il examine une carte qui semble le captiver. Je décide de l’interpeller :

  • Hé chef ! Vous aviez dit que je pourrais faire ce que je veux une fois arrêtés. Et si je ne me trompe pas, nous sommes arrêtés.

Il me regarde, surpris par mon insolence mais cela ne semble pas l’agacer, plutôt l’amuser.

  • C’est vrai, je te l’avais dit.

Il se dirige alors vers la carriole d’un pas lourd, sors une clé de sa poche et ouvre notre geôle.

  • Attends un instant, m’ordonne-t-il.

Il glisse sa main dans son dos et sors, de je ne sais où, une paire de menottes.

  • Tu ne croyais tout de même pas que j’allais perdre mon bien le plus précieux de la journée.

Les choses se compliquent : je vois ma liberté s’envoler. Il me faudra faire avec ces chaînes. Il me les place à l’endroit même où les fers de Terria m’ont marquée. Elles sont lourdes, froides et me rappellent des souvenirs que j’aurai préféré oublier.

  • Ce n’est pas la première fois que tu portes ce genre de bijoux à ce que je vois, me fait-il remarquer.
  • Effectivement, à croire que ça devient une habitude…

Il me regarde et explose de rire. J’avoue que je ne pensais pas susciter ce genre de réaction mais elle m’est toujours plus agréable qu’une planche en bois dans le visage.

  • Hé l’autre ! Lance-t-il à Maria. Tu as besoin d’aller te rafraichir ?
  • Non non, murmure-t-elle terrorisée
  • Vous n’êtes pas obligé de lui parler si mal. Vous lui faites peur !
  • Parce que toi je ne t’effraie pas ?
  • Absolument pas, mentis-je.
  • C’est bien. Tant mieux. Et pour te répondre : si elle ne montre pas plus de ténacité et de goût de vivre, elle ne résistera pas longtemps à la Capitale. Tu trouves que je lui parle mal ? Et encore tu ne m’as pas vu lever la main sur elle, la torturer, ou la tuer. Hausser le ton est le moindre mal qui puisse lui arriver pour le moment.

Je ne m’attendais certainement pas à tant de franchise, et ses propos me terrorisent. C’est donc cela qui va m’arriver : la torture, les coups, la mort ? Ma fuite est d’autant plus nécessaire maintenant que je sais ce qui m’attend.

Je passe au milieu du campement et suis dévisagée par les deux autres hommes. Ils ont l’air bien moins civilisés que Jaïf et la perspective de passer du temps en leur compagnie ne m’inspire rien de bon.

  • Va ! Il y a un cours d’eau à quinze mètres derrière ce buisson. Ne tente rien de stupide fillette, me conseille Jaïf.

Rien de stupide ? Récupérer le peu de liberté que j’avais obtenu depuis ma sortie de Terria, est-ce si idiot ? Je me dirige dans la direction indiquée et tombe effectivement sur une rivière. Je prends le temps de me nettoyer un peu et de faire mes besoins. Chaque centimètre de mon corps m’est douloureux : mes cheveux sont collés par mon sang, mon œil tuméfié me fait extrêmement mal, ma tête et mon épaule sont douloureuses de ma rencontre avec Frig.

Malgré cela, ma soif de liberté est bien plus importante que ma douleur. Si je veux pouvoir m’échapper, il faudra faire abstraction de la fatigue et de la faim. Respirer un grand coup et… courir.

J’ai l’impression de n’avoir fait que cela depuis que j’ai quitté Terria. Je m’écorche encore un peu plus aux branches qui me barrent le passage : qu’importe.

Je cours à en perdre haleine quand soudain, je me trouve face à Jaïf, et ne réussis pas à m’arrêter à temps : je lui rentre dedans sans pouvoir faire autre chose que d’essayer d’amortir ma chute. Je me retrouve donc au sol, face à cet homme immense qui peut décider à tout moment que mon expérience dans ce nouveau monde est aujourd’hui terminée.

  • Comment… ? osais-je.

Il me coupe la parole :

  • Je t’avais dit de ne rien tenter de stupide. En même temps, j’aurai été déçu que tu ne le fasses pas.
  • Comment avez-vous su que je prendrai cette direction ?

J’entends de nouveau son rire guttural :

  • Je viens de te trouver après que tu aies désobéi à mes ordres et la seule chose qui te préoccupe c’est de savoir comment j’ai fait ?
  • Comme cela je ne commettrai pas deux fois la même erreur !

D’accord, ma réplique est osée mais je me dis que quitte à mourir ici, autant que ce soit théâtral.

  • Non crois-moi, tu ne le feras pas.

Il m’attrape par les cheveux pour me relever. Là c’est sûr, mon crâne est sur le point d’exploser. Je ne parviens pas à étouffer le cri de douleur qui s’échappe du fond de mes entrailles. Je suis à quelques centimètres de son visage.

  • Ecoute moi bien fillette : tant que tu restes avec moi, tu ne risques rien ou du moins pas grand-chose. Tu te battras pour moi, tu remporteras des combats pour moi et je vais m’enrichir. Si tu me fais gagner assez d’argent, tu gagneras ta liberté. Si tu désobéis, et je ne te conseille pas de le tenter de nouveau, je ne pourrais rien pour toi : tu n’es pas mon style de femme, je les préfère consentantes et un peu moins arrogantes, mais Örg et Frig se contenteraient même d’’une chèvre, alors ne joue pas avec moi. Compris ?
  • Compris.

Il me lâche enfin les cheveux. Je n’ai pas d’autre option que de le suivre. Nous regagnons le camp et il m’installe aux côtés de ses deux acolytes.

  • Donnez-lui à manger bande de vauriens, leur ordonne-t-il
  • Ça en fera moins pour nous ! grogne Frig
  • Prends sur ma part alors.

Il s’exécute et me donne une assiette. Si ma fierté m’impose de ne pas y toucher, mon estomac se veut rebelle et je me jette sur cette nourriture. Les deux hommes m’observent avec insistance et je leur rends un regard que j’espère féroce.

  • Elle va dormir avec nous ? ose Örg en me touchant l’épaule
  • Si tu la touches, je te tranche la gorge, le menace Jaïf.

L’autre retire sa main, comme si on la lui avait brûlée. Au moins Jaïf n’a pas l’air d’avoir menti lorsqu’il m’a dit qu’il me protégerait si j’obtempérais. Armée de courage, je récupère mon assiette et les quelques restes que je m’oblige à ne pas terminer. Je m’approche de la cage où se trouve toujours Maria et lui donne un peu de nourriture.

  • Tu ne devrais pas faire ça, me dit Jaïf
  • Et pourquoi donc ?
  • Parce que si tu veux survivre, tu ne dois pas te préoccuper des faibles.
  • Pourquoi la gardez-vous si vous pensez qu’elle n’est pas capable de se battre ? Laissez la partir.
  • Elle pourra faire bien d’autres choses, si elle n’est pas capable de se battre comme tu dis.

Je lui retourne un regard assassin. Je ne préfère pas savoir ce qui se passera pour cette fille. Elle me remercie et dévore ce qui reste dans l’assiette, comme si j’allais changer d’avis et la lui retirer.

  • Où est-ce que je dors ?
  • Où tu veux fillette.
  • Dans la cage.

***

Le lendemain matin, je suis réveillée par la lueur du jour. J’ai beau détester ce qui m’arrive, je suis encore émerveillée par le lever du soleil. J’entends le mécanisme de la serrure s’actionner : c’est Jaïf.

  • Debout, sors de là.
  • Pour quoi faire ?
  • Ce que je te dirai de faire !

Je m’exécute, inutile de l’énerver dès le réveil.

  • Nous partons. Ce soir nous serons à la Capitale. Tu vas marcher auprès de moi.

Mes pieds sont endoloris, mes jambes me font un mal de chien mais je m’exécute.

  • Parle-moi du monde d’où tu viens, me demande-t-il avec une curiosité non feinte.
  • Terria ?
  • Si c’est de là que tu viens, oui.
  • Vous n’êtes pas de Terria ?! je lui demande, surprise.
  • Non, je suis né ici, parmi les esclaves.
  • Vous étiez un esclave ?
  • Oui. J’ai gagné ma liberté, il y a maintenant plus de dix ans.

Je n’imaginais pas que des gens n’aient pas connu Terria. Il ne m’a même pas traversé l’esprit que certains sont nés ici.

  • Alors, Terria, raconte-moi.
  • C’est…

Comment décrire ce monde au sein duquel j’ai passé toute ma vie ?

  • C’est indescriptible. J’y ai ma famille qui me manque énormément mais d’un autre côté c’est une véritable prison. On travaille tous les jours à agrandir les galeries, il ne faut pas penser, ne pas s’exprimer ou se rebeller. Ce n’est pas faute d’avoir essayé mais les punitions sont assez terribles.

Je lui montre alors mes poignets.

  • Et tous les ans, les jeunes de dix-huit ans sont envoyés ici. Pourquoi, je n’en ai pas la moindre idée.
  • Vous êtes des esclaves enterrés mille pieds sous terre, finalement.

Je n’avais pas vraiment vu ça comme ça mais oui. Sauf que nous ne gagnions jamais notre liberté.

  • Je vois, me dit-il d’un air songeur.

Mes sentiments à l’égard de Jaïf sont mitigés : d’un côté je hais le fait qu’il me retienne prisonnière mais d’un autre, j’ai un certain respect pour cet ancien esclave qui s’est affranchi.

La journée passe finalement assez vite. Nous marchons côte à côte d’un pas rapide, peut-être un peu trop pressé vu mon état, mais faisons régulièrement des pauses pour nous désaltérer.

Mon visage me brûle à cause du soleil. Je passe de l’eau froide dessus mais le contraste avec ma peau incandescente me fait extrêmement souffrir.

  • Tu devrais mettre de la boue.
  • Pardon ?
  • Tu devrais mettre de la boue, me répète Jaïf. C’est comme cela que les cochons se protègent du soleil. Toi qui n’es pas habituée à son contact, cela t’éviterait de brûler.

Je ne vois pas bien ce qu’est un cochon mais je m’exécute. Et il est vrai que les heures qui suivent sont un peu moins douloureuses.

  • Nous sommes à une heure de la Capitale maintenant, me dit Jaïf.
  • Tu vas nous montrer tous tes talents, mignonne ! Susurre Frig.
  • Tu te battras me confie Jaïf.
  • Je ne l’ai jamais fait.
  • Bien sûr que si ! Toute ta vie tu t’es battue. Tu étais esclave en bas, tu l’as dit toi-même. Je vais te former, t’apprendre à manier les armes et tu te battras. En attendant que tes blessures guérissent, on te trouvera autre chose à faire.
  • Je veux bien l’occuper chef ! propose Frig avec un sourire plein de sous-entendus.
  • Je pense que la fillette dispose d’autres talents que ceux-là.

Cela me fait bizarre que l’on parle de moi comme si je n’étais pas là mais en même temps je ne sais que répondre… me battre ? Mais contre qui et pourquoi ? Pour enrichir un homme je vais devoir massacrer d’autres esclaves, voire même me faire massacrer ? Je continue ma marche silencieuse et commence à regretter que la route ne soit pas plus longue finalement.
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