Ecriture

[Insigni-Résiste] Chapitre 3

Là-haut

J’y suis. Enfin. Devant nous, à quelques mètres s’étend une forêt dense et infinie. Les arbres forment une masse épaisse face à nous. Leur hauteur est impressionnante : je n’ai jamais pu regarder si haut. Les plafonds de la salle commune me paraissaient déjà tellement élevés, ils seraient pourtant ridicules comparés à ces géants.

Nous n’avions jamais vu les arbres autrement quand dans de vieux manuels. Je note une légère odeur qui flotte dans l’air : celle de la résine, j’en suis certaine ! J’ai déjà humé ce genre de parfum sur les habits de mon père qui travaillait au ramassage du bois pour nous chauffer. Certaines galeries sont remplies d’arbres-racines qui ne nécessitent pas beaucoup de lumière pour grandir. Ils sont volontairement cultivés à cet effet.

Je prends une immense respiration. L’air est glacial, il emplit mes poumons à une vitesse telle que s’en est presque douloureux. Je regarde autour de moi et vois des visages effrayés. Je lève la tête pour admirer la cime des arbres et aperçoit les étoiles. Elles tapissent le ciel noir. C’est sublime, je ne pouvais rêver mieux. Celles en papier de ma chambre ne font pas honneur à ces merveilles.

Nous entendons la grande porte se refermer derrière nous. Le bois lourd craque au fur et à mesure que l’immense entrée se clôt. Le gardien nous glisse un « bonne chance ». C’est la première fois que j’entends la voix d’un homme en blanc : rocailleuse, sourde, elle est terrifiante. Je ne peux qu’imaginer un visage abominable.

Un hululement au fond des bois me tire de mes pensées. Je reviens à la réalité. Je ne peux me permettre de détourner l’attention de mon objectif : survivre.

Je prends conscience que je suis seule à présent. Je vois les autres courir dans plusieurs directions, ils s’éparpillent comme des bêtes apeurées. Tous, sauf un : Thar. Il me dévisage, avec ce même sourire pervers que dans la grande salle :

  • Nous y voilà.

Je le vois esquisser un pas en ma direction. Il semble déterminé. Mon instinct me souffle alors une chose : courir.

Sans regarder où je vais, je cours à en perdre haleine. Mes poumons me brûlent, les branches m’écorchent les bras et le visage mais je ne peux pas m’arrêter. Je ne sais quelle idée trotte dans son esprit tordu mais je ne souhaite pas en faire l’expérience.

La lune éclaire le bois de telle sorte que j’arrive à ne pas tomber. Je ne sais pas où aller mais suis mon instinct et m’enfonce plus profondément dans la forêt. Il semble me rattraper.

Etrangement j’ai l’impression que nous ne sommes pas seuls dans cet endroit, comme si nous étions observés par quelqu’un ou quelque chose. L’air est sec, ma respiration est de plus en plus douloureuse. Ma chemise se déchire sur un branchage et un épais morceau de tissu y reste accroché. Mon cœur bat à toute allure, il résonne dans ma poitrine à tel point que j’ai l’impression que n’importe qui pourrait l’entendre à des kilomètres à la ronde.

D’un coup, sans trop savoir comment, je me retrouve au sol. Je me retourne et me rend compte que mon pied s’est pris dans une racine. J’arrive à me dégager en vitesse et aperçois une souche assez grande pour m’y glisser. Je rampe jusqu’à elle. Elle est enterrée à mi-hauteur et me permet aisément de voir sans être vue. J’espère que Thar n’aura pas eu le temps d’apercevoir ma chute.

Mon cœur bat à toute allure, il résonne dans ma poitrine à tel point que j’ai l’impression que n’importe qui pourrait l’entendre à des kilomètres à la ronde.

J’essaie de calmer ma respiration en comptant dans ma tête « 1… 2… 3… ». Tout à coup, je sens qu’il arrive : ses pas ralentissent, sa respiration est saccadée. Je ne bouge plus, ne respire plus.

  • Lou ! Je te retrouverai ! Dans ce monde t’es à moi tu comprends ?! hurle-t-il à plein poumon.

Je retiens mon souffle et ferme les yeux, il ne faut pas qu’il me trouve. Les larmes coulent sur mes joues, ce n’était pas comme cela que j’imaginais cette expérience dans ce nouveau monde.

J’entends qu’il s’éloigne, peu à peu ses pas ne sont plus qu’un murmure et puis… plus rien. Je suis seule. J’éclate en sanglot. Non, non je vaux mieux que cela : il faut que je me ressaisisse, mon expérience dans ce monde sera ce que je décide d’en faire.

Je sens un poids dans la grande poche de ma veste et me rappelle du présent d’Estella. Je décide alors de l’ouvrir. Il est emmailloté précieusement et je suis surprise de découvrir… un poignard. Il est superbe : la lame est légèrement incurvée et le manche est argenté, incrusté de pierres bleues. C’est le plus bel objet qu’il m’est été donné de voir. Un papier est piqué au bout de la lame. Je le saisis, le déplie et tente de déchiffrer : « Ne fais confiance à personne. E ».

 Je ne sais plus quoi penser : cette expérience, que j’attendais depuis des années, se révèle être catastrophique et bien plus dangereuse que ce que j’imaginais.

La nuit va être longue. Je décide de rester dans mon abri de fortune, par peur de croiser de nouveau Thar ou une autre créature qui trainerait dans ces bois. Je suis gelée. J’attrape mes genoux entre mes bras pour essayer de garder un maximum de chaleur. Au bout de quelques heures, épuisée, je m’endors enfin.

Je suis réveillée par la lueur du jour pour la première fois de ma vie. Dans la forêt, le temps semble s’être arrêté : la lumière traverse les feuilles rougeoyantes des arbres et les reflets orangés lui donnent un air de paradis. Ce qui est le plus étonnant c’est ce silence.

A Terria, il y a toujours du bruit: nous sommes nombreux et chaque seconde un fourmillement incessant occupe l’atmosphère.

J’entends un son étrange qui rompt le calme ambiant. En levant la tête, je découvre de petits être volants, je me souviens que mon livre les appelait « oiseaux ». C’est magnifique.

Je me lève, endolorie par une nuit perturbée, compte tenu des événements de la veille. Cependant le spectacle qui s’offre à moi mobilise tous mes sens. L’herbe envahie de rosée, la fraîcheur matinale, le bruit des animaux à peine éveillés, tant de merveilles que je me plais à découvrir.

Je m’étire et défroisse mes vêtements chiffonnés par ma course effrénée. J’admire le paysage autour de moi, ce même paysage qui me terrifiait hier me parait aujourd’hui d’une extrême splendeur. Aux pieds des arbres, des milliers de feuilles mortes jonchent le sol et je relève une odeur particulière, indescriptible qui m’entoure.

J’aperçois une butte au loin : je vais y grimper afin d’avoir une vue d’ensemble, je déciderai ensuite de ce que sera ma journée.

La beauté de ce qui m’entoure est à couper le souffle. Ce n’est pas dans Terria que j’aurais pu admirer de pareilles merveilles et les livres ne rendent pas justice à tout ce que je découvre.

J’ai quelques difficultés à marcher mais je m’en sors plutôt bien. Je passe à côté de buissons remplis d’épines et trouve des petites baies noires délicieuses que je m’empresse de dévorer. J’aperçois quelques insectes qui compléteront mon repas : la faim me tiraille les entrailles.

J’entends et observe quelques animaux autour de moi ; ou plutôt serait-il plus juste de dire que je suis observée par eux, moi, l’espèce étrangère à leur monde. J’arrive à bout de ma montée et constate avec émerveillement l’étendue qui se dessine devant moi : des vallées à perte de vue.

« C’est donc ça l’horizon », me dis-je à moi-même.

Chaque couleur de ce merveilleux paysage se distingue de sa voisine. Tantôt vert scintillant tantôt doré brûlé par les rayons du soleil, cette palette de couleurs reflète les diverses possibilités qui s’offrent désormais à moi. Quelle direction prendre ? Et pour aller où ?

Je vais devoir apprendre à vivre seule, oublier que j’ai été aimée, oublier que je laisse derrière moi les gens que j’aime…

Tout à coup, un bruit étrange me tire de mes réflexions. Je redresse la tête pour voir d’où provient ce cri perçant : je vois au-dessus de moi un vol d’oiseaux. Rien à voir avec les petits spécimens de ce matin : ceux-là sont immenses. Mille fois je les ai vus dans mes livres interdits, mais c’est la première fois que mon regard se pose sur ces créatures. Leur envergure est impressionnante, leur vol est gracieux et impétueux, je n’aurais pu imaginer quelque chose d’aussi beau.

Je les vois partir droit devant moi, au loin et décrire un cercle haut dans le ciel, au-dessus de quelque chose qui ne m’est pas encore visible. Je décide de m’orienter dans leur direction.

La tentation et la curiosité sont bien plus fortes que cet instinct qui crie au fond de mes entrailles de partir. Je continue ma marche silencieuse, ponctuée de pensées destinées à moi-même, de réflexions sur ce qui m’entoure. Les arbres sont colorés, tellement grands. Je touche au passage quelques feuilles qui sont à ma portée. Je m’émerveille de tout, j’en oublierai presque la dangerosité de mon périple.

Ma destination est bien plus loin que ce que j’imaginais et le souffle commence à me manquer.

J’aperçois un cours d’eau à une centaine de mètres en contrebas. Je m’y rends afin de boire un peu : mes jambes commencent à être douloureuses à force de marcher et les égratignures sur mon corps me grattent énormément. J’ai dû tomber sur quelque chose de vénéneux la nuit dernière. Je me rassure en me disant que je vais me désaltérer, mange quelques baies : je ne sais pas quand cela va se reproduire de sitôt.

J’arrive au point d’eau : elle ruisselle, transparente, au milieu d’énormes rochers. J’enlève mon pantalon et mes chaussures, puis avance doucement. La sensation du torrent glacial sur mes pieds est agréablement douloureuse. Les petits cailloux font un peu mal mais je m’obstine à rester quelques minutes ainsi : je me sens vivante, malgré toutes les difficultés. Je lève la tête vers le ciel, ferme les yeux et prends une grande inspiration.

J’en profite pour me nettoyer un peu compte tenu des péripéties de la veille : mes vêtements sont couverts de terre, mon visage est égratigné et je sens comme un goût de sang dans ma bouche.

Soudain, je suis surprise par un grognement à quelques mètres de moi. Je me retourne et constate avec stupeur qu’un animal étrange m’observe. Il est grand, majestueux, aussi fascinant que terrifiant. Il me regarde de ses yeux légèrement jaunes, son poil gris hérissé, les crocs apparents : je ne suis clairement pas la bienvenue.

Je suis terrorisée et n’ose bouger ; malgré cela, je ne peux m’empêcher d’admirer cet animal sorti d’un conte.

Tout à coup, un objet rapide et affuté, sorti de nul part, une flèche semble-t-il, se dirige droit vers cette bête étrange. Elle ne touche pas la créature mais cette dernière décide de fuir. J’aurais certainement dû faire de même.

Au lieu de ça, je reste plantée sur place.

  • Si tu veux te faire tuer, continue comme ça.

Mon regard se dirige en direction de la voix. C’est une femme, très mince, à la peau métissée, ses cheveux courts et bouclés regroupés au-dessus de la tête. Elle est un peu plus âgée que moi. Son corps est couvert partiellement de peaux de bêtes.

  • Qui es-tu ?
  • Je m’appelle Lou, et toi ?
  • Lila.

Elle se détourne et part.

  • Hé ! Attends !

Je sors de l’eau en courant maladroitement. J’attrape mon pantalon que j’enfile à l’arrachée et essaie de la suivre tant bien que mal.

  • Merci de ton aide, pour l’animal.
  • Le loup.
  • Quoi ?
  • C’était un loup.
  • Peu importe, merci quand même, tu m’as sauvée la vie.
  • Il ne t’aurait pas attaqué, ils ne sont pas méchants. Mais de rien.

Je continue de marcher à côté d’elle.

  • Tu ne vas pas me lâcher ?
  • Je ne sais pas où aller.

Elle s’arrête :

  • Je t’observe depuis que tu es sortie de ton monde. Tu t’en sors très mal.
  • C’était toi qui nous suivais dans la forêt, lorsque Thar m’a poursuivie ?
  • Exact.
  • Pourquoi ?
  • C’est ma distraction chaque année.
  • Distraction ?
  • Oui et alors ?

Elle reprend sa route.

  • Sérieusement Lila, je peux rester avec toi ?
  • Non. Je n’ai pas besoin de compagnie.
  • Au moins pour la nuit qui arrive, s’il-te-plait, je suis perdue ici.

Elle stoppe son avancée et me regarde de nouveau :

  • Une nuit, c’est tout.

Je suis soulagée par sa réponse. Nous marchons toute la journée à travers la forêt, sans nous arrêter. J’avoue qu’à plusieurs reprises j’ai l’impression que mon corps va me lâcher, mais j’ai tellement peur que mon guide m’abandonne que je préfère ne rien dire.

Nous marchons toute la journée à travers la forêt, sans nous arrêter. J’avoue qu’à plusieurs reprises j’ai l’impression que mon corps va me lâcher, mais j’ai tellement peur que mon guide m’abandonne que je préfère ne rien dire.

Finalement, elle finit par faire une pause :

  • Nous passerons la soirée et dormirons ici. Ramasse des morceaux de bois pour le feu, je vais chercher à manger.

Sur ce, elle se détourne et s’enfonce dans la forêt. J’espère qu’elle va revenir. Je commence à ramasser quelques brindilles et des morceaux plus épais. Je n’ai jamais fait de feu, je ne sais pas trop quoi ramasser pour satisfaire mon accompagnatrice. Les minutes défilent mais, contrairement à mon appréhension initiale, elle revient.

  • On va cuire ce gibier.

Elle a tué un petit animal aux grandes oreilles. Je la regarde, intriguée, manipuler deux cailloux : elle les frotte l’un contre l’autre et à ma grande surprise, des étincelles commencent à apparaître. Je suis admirative de sa prouesse et constate que le feu prend assez vite.

Nous nous asseyons autour du notre source de chaleur. L’odeur de la viande cuite est alléchante et je me jette sur la nourriture. Je m’adresse à Lila :

  • Tu es arrivée quand ici ?
  • Il y a plusieurs années déjà. Je ne me rappelle pas bien.
  • Pourquoi tu n’es pas rentrée à Terria ?
  • Je n’ai pas pu.
  • C’est-à-dire ?
  • J’étais prisonnière. J’ai loupé le coche et je suis coincée ici. Maintenant, si ton interrogatoire pouvait cesser, j’apprécierais.
  • Pardon. Je voulais juste te connaître un peu plus et savoir à quoi m’attendre.

Je termine mon morceau de viande. J’ai l’impression de lui avoir coupé l’appétit. Elle me fixe d’un air étrange :

  • Tu ne pourras pas rester avec moi, Lou. Je suis rapide, je sais me rendre invisible et c’est ainsi que je survis. Je ne peux pas prendre en charge une débutante.
  • J’apprends vite.
  • Je n’en doute pas. Ceci étant, l’objectif ici n’est pas d’apprendre mais de survivre et j’y arrive seule depuis des années. Je ne prendrai pas le risque de perdre ma liberté de nouveau pour une inconnue. Ce monde est trop dangereux.

Je suis abasourdie, elle est déterminée à ne pas m’aider.

  • Je peux t’apporter mon savoir si tu veux.
  • C’est-à-dire ?
  • Je peux te dire ton avenir.
  • Comment ?

Elle sort un petit sachet de son vêtement, l’ouvre et me présente des petits os.

  • Il te suffit de les lancer sur le sol, et ils me diront ce qu’ils voudront.

Je ne peux m’empêcher de rire.

  • Je ne crois pas que des restes de repas puissent nous dire ce que sera ma vie. Et puis on ne nous a jamais appris cela à Terria !
  • Je l’ai appris avec une femme d’ici, elle aussi avait un don mais c’est comme tu veux.

Elle commence à ranger son trésor, vexée.

  • ­Pardon Lila, j’ai été maladroite, je ne voulais pas te blesser… Essayons.

Je prends les os et les lance entre nous. Elle se penche au-dessus et examine attentivement les petits objets. Son air est très sérieux lorsqu’elle me déclare :

  • Intéressant.
  • Comment ça « intéressant » ?
  • Tu vas faire des rencontres qui vont complétement changer ta vie mais ce qui est étrange, c’est que ce sont des personnes que tu connais déjà qui vont transformer ce que tu es. Tu es quelqu’un de fort Lou mais tu ne sais pas encore à quel point.
  • Qu’est-ce que ça dit d’autre ?
  • Ils n’ont souhaité me dire que ça, dit-elle en haussant les épaules. Pour elle, le sujet est déjà clos.

Elle range ses précieux objets et me lance une peau de bête :

  • ­Maintenant il est temps de dormir. Ce soir, tu peux être tranquille, je monterai la garde. Profites-en, c’est certainement la seule nuit où tu es en sécurité.

Je ne sais pas quoi répondre. Je me sentais soulagée d’avoir de la compagnie, pas une des plus agréable, certes, mais quelqu’un qui m’empêcherait de mourir.

  • Merci Lila…

C’est tout ce que j’ai trouvé. Je m’allonge et repense à sa prophétie : je n’y crois pas vraiment mais suis tout de même intriguée. Des gens que je connais déjà ? Au fur et à mesure le sommeil me gagne et je m’endors donc, non sans regrets et déceptions, concernant mon voyage dans ce nouveau monde.

Au petit matin, je suis réveillée par la braise mourante du feu. Il fait d’un coup bien plus frais.

Et comme promis, Lila n’est plus là. Elle m’a laissée quelques fruits et la couverture en peau de bête. Et c’est tout. Sans un mot, sans une explication, elle est partie.

Il me faut prendre une décision.

Il se met à pleuvoir. Une pluie froide, qui me glace jusqu’aux os. Je m’abrite sous un arbre dont les branches et les feuilles sont assez épaisses pour me protéger de ce déluge. Je suis gelée, je grelotte. Je me répète ce qu’a pu me dire mon père avant de partir : « résiste ».

A mon grand étonnement, l’averse se termine peu de temps après avoir commencé. Le silence est pesant. Je suis définitivement seule.

Je n’avais pas pu le remarquer plus tôt à cause de l’éclat sourd de la pluie mais, un bruit familier fait écho. Je me concentre et tente de reconnaître ce son lointain.

Des voix. Des voix ! Je ne suis plus seule !

Malgré la peur que je ressens au fond de moi, je me dirige dans leur direction. Tout à coup, je les entends clairement, elles proviennent d’une colline un peu plus au sud. C’est décidé : je vais les rejoindre.

Lire la suite… 

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